Quels sont les principaux critères à considérer pour assurer la qualité de l’approvisionnement en biomasse forestière ?

Les critères qui permettent de déterminer la qualité d’un approvisionnement en plaquettes et en granules sont différents. En effet, le granule est un produit standardisé, qui est caractérisé par l’homogénéité du taux d’humidité et de la granulométrie. La réalité est complètement différente pour les plaquettes, un produit non normalisé dont les propriétés peuvent varier en fonction de la provenance ou de la période de l’année, entre autres.

Critères pour les plaquettes

  • Le taux d’humidité
    Il conditionne le choix du type de chaudière et doit être contrôlé. Certaines chaudières sont conçues expressément pour brûler du matériel humide (H0 > 50 %), mais l’énergie alors nécessaire à l’évaporation de l’eau contribue à réduire le rendement énergétique du système. D’autres chaudières sont conçues pour brûler du matériel plus sec. Dans un cas comme dans l’autre, un combustible ayant un taux d’humidité constant facilite grandement la gestion de la combustion et, par conséquent, assure le rendement adéquat des équipements. De plus, il est important de souligner que le pouvoir calorifique de la biomasse forestière est fortement influencé par son taux d’humidité. En effet, une tonne de biomasse dont le taux d’humidité est de 50 % correspond à ± 2 200 kWh d’énergie, alors qu’une tonne de biomasse à un taux de 30 % d’humidité fournit environ 3 320 kWh d’énergie, soit 1,5 fois plus.
  • La granulométrie (grosseur et forme des copeaux)
    La granulométrie (grosseur et forme des copeaux) doit être calibrée afin d’assurer le bon fonctionnement des mécanismes de convoyage du combustible jusqu’au foyer de la chaudière. Nombre de modèles de chaudières sont alimentés à l’aide de vis sans fin ou de convoyeurs inclinés qui peuvent se bloquer si la grosseur et la forme des plaquettes varient de façon importante.
  • Les contaminants et le taux de cendre
    La biomasse forestière est généralement dépourvue de contaminants ; il s’agit en effet d’un produit naturel, exempt de peinture, de vernis, de solvants, etc. Cependant, des pierres, du sable, de la glace ou d’autres débris pourront s’y retrouver si des précautions ne sont pas prises au moment du déchiquetage, de la manutention, du transport et de l’entreposage. Le taux de cendre est fortement influencé par la proportion d’écorces dans la biomasse utilisée, ainsi que par la présence ou non de sable, de terre ou de gravier. Un fort taux de cendre exigera des systèmes de décendrage plus performants, alors que la présence de contaminants dans la biomasse rendra la cendre inutilisable comme fertilisant.

Critères pour les granules

L’Agence de protection de l’environnement (EPA) des États-Unis exige que les granules utilisés dans les systèmes de chauffage aux granules vendus à compter de juin 2015 soient certifiés aux normes CanPlus ou à celles du Pellet Fuel Institute (PFI). Il est donc préférable d’utiliser des granules qui respectent ces normes puisqu’ils sont homologués pour les équipements. Ces normes concernent notamment la densité, l’humidité, le taux de cendres et de poussières. Elles assurent ainsi un bon fonctionnement des appareils. Vous pouvez consulter le détail complet de ces normes sur les sites de CanPlus et de PFI.

Pour en savoir plus sur l’approvisionnement en biomasse, consultez le document Les coopératives forestières, spécialistes de l’approvisionnement en biomasse forestière.

Serres Lefort © Gobeil Dion et Associés

Serres Lefort © Gobeil, Dion et Associés

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