Les projets de chauffage à la biomasse sont-ils tous un succès ?

D’entrée de jeu, il est nécessaire d’indiquer que plusieurs projets sont de véritables succès (ex. : le CSSS d’Amqui, les Serres Lefort, les Serres Belles de jour, Excel Serres, la Cité Verte, etc.). Il faut toutefois préciser que certains projets de chauffage à la biomasse forestière n’ont pas connu le succès espéré dès les premières années d’opération. Quelques projets ont même abouti à des échecs.

Plusieurs éléments peuvent expliquer ce constat. Il est important de bien les connaître afin d’assurer le succès des projets qui seront dorénavant mis en œuvre.

Tout d’abord, mentionnons qu’une part importante des difficultés connues dans le passé pour la réalisation des projets était liée au manque de maturité de la filière. En effet, comme pour n’importe quelle filière énergétique en développement, les premiers clients sont souvent des « pionniers », qui doivent attacher eux-mêmes les différents maillons de la chaîne d’approvisionnement et coordonner les différents acteurs impliqués. En début de filière, les intervenants (équipementiers, consultants, etc.) sont moins expérimentés et les facteurs de succès ne sont pas tous connus.

Aujourd’hui, les éléments suivants sont considérés comme des facteurs de succès :

    • L’utilisation d’une technologie éprouvée et adaptée au projet (ex. : la variation de la demande en puissance est beaucoup plus importante en énergie de chauffage qu’en énergie de procédés).
    • Une adéquation entre les spécifications du fabricant de la chaudière (combustibles appropriés) et les caractéristiques du combustible utilisé réellement dans le projet.
    • Un service à la clientèle pour l’approvisionnement et l’entretien des équipements, qui doit être adapté aux besoins du client.
    • Un approvisionnement sécurisé (volume, fréquence) et de qualité (granulométrie, humidité, absence de contaminants).
    • Une aide financière à l’installation suffisante.

Aujourd’hui, la filière du chauffage à la biomasse forestière a gagné en maturité au Québec. Plusieurs acteurs travaillent à la développer de façon structurée et à en assurer un financement adéquat. Sans être nécessairement tous « clé en main », les services offerts sont plus diversifiés et plus complets. Par exemple, un propriétaire de bâtiment pourrait réaliser son projet, opérer sa chaufferie et simplement s’approvisionner auprès d’un fournisseur fiable de plaquettes ou de granules qui respecte les caractéristiques de qualité du combustible demandé. Il pourrait aussi décider d’être propriétaire des équipements de combustion et confier la charge de l’opération de la chaufferie, incluant son approvisionnement, à une entreprise spécialisée dans le domaine. Enfin, il pourrait également faire le choix d’être seulement acheteur d’énergie et de confier l’ensemble du projet à une entreprise spécialisée.

Étant donné l’évolution importante de la filière au cours des dernières années, il est donc possible, pour les organisations intéressées par le chauffage à la biomasse forestière, de considérer cette option énergétique en toute confiance.

Cité Verte © Poly-Énergie inc.

Cité Verte © Poly-Énergie inc.

Les commentaires sont clos.