Comment les projets de chauffage à la biomasse forestière permettent-ils de favoriser l’autonomie des communautés ?

Les projets favorisent l’autonomie des communautés du Québec de diverses façons.

Tout d’abord, ils permettent une certaine indépendance par rapport aux marchés des combustibles fossiles. Effectivement, une augmentation importante du prix de ces combustibles a pu être constatée au cours de la dernière décennie. Conséquemment, la part du budget allouée au chauffage des bâtiments s’est accentuée grandement pendant cette période. L’utilisation de la biomasse forestière résiduelle, source d’énergie locale et abordable, permet aux communautés de ne plus être aussi vulnérables aux augmentations et variations fréquentes des produits pétroliers sur les marchés internationaux. En effet, les communautés seraient en mesure de sécuriser leur approvisionnement énergétique à moyen et à long terme, par l’entremise des fournisseurs locaux ou régionaux, à des coûts relativement constants. Par exemple, les prix du mazout léger, du mazout lourd et du propane étaient respectivement de 22,89 $/GJ, 11,41 $/GJ et 26,36 $/GJ en 2010, tandis qu’une inflation basée sur l’historique des augmentations des produits pétroliers des années 1990 à 2010 les porterait respectivement à 37,09 $/GJ, 18,57 $/GJ et 83,11 $/GJ en 2035. En comparaison, le prix des plaquettes et des granules demeurerait plutôt stable sur la même période, passant respectivement de 6,57 $/GJ et 10,25 $/GJ à 11,33 $/GJ et 17,43 $/GJ.

Les projets de chauffage à la biomasse forestière permettent aussi de favoriser une meilleure sécurité énergétique pour les communautés. Ainsi, la filière est moins soumise aux aléas climatiques (ex. : crise du verglas) que certaines autres filières énergétiques. Effectivement, les bâtiments peuvent bénéficier d’un chauffage autonome, puisqu’ils ne sont pas liés aux systèmes de distribution des énergies traditionnelles. De plus, la filière est moins vulnérable aux problèmes liés au transport, étant donné que les circuits d’approvisionnement sont plus courts. Dans certains cas, les communautés peuvent même assurer leur propre approvisionnement.

Finalement, les projets contribuent à l’autonomie des communautés en participant à leur vitalité, notamment en permettant la rétention des capitaux. Puisque la majorité des activités liées à la chaîne d’approvisionnement (récolte, traitement, transport, opération, etc.) sont réalisées par des acteurs locaux ou régionaux, la collectivité est à même de retirer la majeure partie des bénéfices. Par exemple, près de 80 % des revenus provenant de la vente de biomasse forestière à des fins de combustion demeureraient dans l’économie locale. De plus, comme mentionné précédemment, la chaîne d’approvisionnement crée et consolide aussi des emplois dans les communautés, notamment ceux associés à l’industrie forestière.

Pour en savoir plus, consultez l’Évaluation économique de la filière de la biomasse forestière destinée aux projets de chaufferies.

New Richmond © Flickr, Harold, 2012

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